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Balade sur la Croisette

Emblématique promenade cannoise, elle évoque les starlettes, les marches, le festival…(« Cannes, le festival, vous connaissez ? »… Amateurs de la Cité de la peur, je n’ai pas pu m’en empêcher). C’est aussi le nom d’une petite robe création Cousette pour sa marque Singulière. Mais vous me connaissez… La couture est toujours prétexte à une anecdote culture !

Croisette : La promenade

Alors d’où ça vient ce nom Croisette… Non parce que sur la robe on voit bien… Deux pans croisés… on pige le truc. Mais alors la Croisette de Cannes… c’est globalement une ligne droite… Et bien chers amis c’est parce qu’ici « croisette » n’est pas lié à un quelconque croisement mais à une croix ! Hun Hun Hun Hun (bruit suspens, enfin vous voyez quoi).

En effet, au XVIIe siècle, Cannes était reliée à un fort ayant pour but de protéger les côtes méditerranéennes française, et répondant au nom charmant de « Fort de la Croix ». Logiquement, le chemin menant de la ville au fort a pris l’appellation « chemin de la petite croix » qui deviendra quelques siècles plus tard « la Croisette ».

Alors alors qui va impressionner tonton Jacky entre le fromage et le dessert dimanche prochain ? Et peut-être même que pour impressionner aussi tata Mireille vous brillerez par votre savoir sur la Croisette dans une sublime robe éponyme !

Croisette : La robe

Cette robe je l’ai repérée cet été, quand Cousette a sorti un version fraîche et légère dans une viscose au motif végétal sur fond crème. J’ai aimé sa coupe cache-cœur boutonné et surtout les fronces au dos. A mi-chemin entre une robe tailleur (côté pile) et une robe pique-nique (côté face). Une vraie réussite stylistique.

Le montage en lui même est assez astucieux mais techniquement abordable :

  • Pas d’élastique à la taille mais une pince joliment finie à l’intérieur par une bande de propreté.
  • Une parmenture très large qui tient bien en place.
  • Attention à bien bien noter les repères de placement des boutons sur l’endroit du tissu pour éviter d’être embêté une fois le vêtement monté et risquer un décalage disgracieux.

Croisette, ma Croisette

Pour cette version :

  • J’ai choisi ma taille habituelle chez Cousette. Impeccable. C’est un marque à laquelle je suis très attachée et qui a toute ma confiance.
  • Le tissu est une viscose Singulière par Cousette, il m’a été offert par la marque. Ce qui n’enlève rien à la sincérité de mon avis.

Précisions réalisation :

  • Je me suis un peu emballée en découvrant les explications… que j’ai, je l’avoue, lues en diagonale. J’ai donc commis une petite erreur. Le haut du corsage devrait être lui aussi froncé et donc la robe légèrement plus cintrée.
  • J’ai choisi des boutons à recouvrir. En allant les chercher j’ai beaucoup râlé car chez Mondial Tissu ils n’avaient que ceux de la marque Bohin, assez onéreux. Et bien plus jamais je n’en rachèterai d’autres ! L’outil qu’ils fournissent avec est juste génial, pas de fil de fronce à passer, pas de mini plis à écraser, défaire, ré-écraser (ça sent le vécu). Un rond de tissu, un passage dans l’outil et zou, le bouton est juste impeccable !

NB: Petite astuce, vous pouvez amidonner légèrement vos ronds de tissu avant de monter les boutons à recouvrir pour encore plus de facilité et de netteté.

Je trouve cette robe à la fois seyante et originale. La large croisure permet un maintient bien en place du décolleté. On est de fait parfaitement à l’aide dedans. Je l’affectionne particulièrement avec une petite veste en jean mais j’ai vu que Cousette avait publié un pas-à-pas pour offrir à Croisette une paire de manches longues. Çà se tente !

Jolis détails

Mira… At last !

C’est un modèle iconique du magazine Fibre Mood. Après avoir lorgné sur des versions toutes plus jolies les unes que les autres, j’ai profité du téléchargement gratuit offert par la marque pendant le 1er confinement pour enfin me projeter dans cette robe… J’ai nommé Mira !

Les raisons d’un succès

Une allure simplissime : Un corsage sans pinces, une fente au dos, 2 basques, emballez c’est pesé. Un look intemporel et tendance à la fois avec cette coupe vue chez plusieurs marques de prêt-à-porter à succès. Un potentiel fou quand on pense à varier les longueurs, les manches, la veste qui va aller avec etc.

Oser adapter

Pourtant je vous le disais j’ai mis du temps à oser coudre Mira pour moi… Attirée par son côté aérien mais refrénée par la peur de l’effet parachute.

A force de coudre on apprend à connaître son corps, ce qui nous va et comment adapter un patron pour qu’il s’harmonise au mieux avec notre silhouette. Voici donc les petites modifs opérées sur Mira pour la rendre moi-même compatible.

Au niveau du corsage :

  • Encolure creusée de 2cm et dos coupé au pli,
  • Finition d’encolure avec une bande de propreté.
  • Taille descendue de 8 cm.

Au niveau des basques :

  • Chaque basque a été raccourcie de 3cm pour ajuster la longueur forcément abaissée avec un corsage rallongé.

Et voilà c’est tout et ça en valait vraiment la peine car je suis complètement sous le charme de cette robe. J’ai envie de la multiplier, en noir forcément, avec un autre tissu à motif (j’ai repéré de jolies petites choses chez Un chat sur un fil et Cousette), et une boutonnée tout du long devant.

Autres précisions sur cette version :

  • J’ai pris la taille 40, je pense qu’un 38 aurait suffit. Si vous êtes entre deux tailles vous pouvez descendre.
  • Le tissu Mind the maker est une viscose de la dernière collection Meter Meter.

Le coupon m’a été offert par la marque mais je me demande si c’est vraiment un cadeau… La qualité est dingue, la couleur profonde et lumineuse, le tombé parfait. Il y a un petit côté « loup dans la bergerie » ou « Sophie, la crème et le pain chaud »… J’y ai goûté et j’en veux encore… Alors c’est vrai qu’a priori c’est pas donné mais après plusieurs lavages (je dois en être à 5 ou 6 pour cette robe que je ne quitte plus) elle n’a absolument pas bougé !

Je viens aussi de découvrir qu’il vendent des petites étiquettes trop mignonnes. Si vous me suivez sur Instagram vous savez que j’en suis friande !

En dehors de la double basque à froncer et à assembler qui demande un peu de temps (et de courage parce que quand même c’est pas l’étape la plus fun) Mira est un régal à coudre. En tous cas je suis folle du rendu, avec une veste en jean ou une veste tailleur voire un gros gilet. Avec des bottes ou des baskets. Avec une petite broche qui brille ou de gros bracelets (ceux-ci viennent d’Emmaüs Dijon). Je la vois dans tous les styles et dans tous les tissus… Ça vous fait ça aussi quand vous avec un coup de cœur ?

Joli détails

Petite fille Saaj

Je ne sais pas si vous aimez Pinterest… Moi j’adore ! Cuisine, déco, plantes vertes, dessin, broderie, scarabées, Frida Kahlo et forcément couture… Tout y passe. D’épingle en épingle je butine les idées, j’y trouve inspiration, excitation… Pinterest, le nid de mes lubies.

Pourquoi c’est sans fin ? Parce que la bête propose, on dispose et elle repropose… En fonction de ce que j’ai aimé apparaissent sur mon écran ce qui serait susceptible de me plaire. Parfois Le réseau social passe complètement à côté (genre un selfie Kim Kardashian en tenue de sport, comprends pas) mais parfois il touche en plein dans le mille!

Ange ou démon ?

C’est ce qui est arrivé récemment avec une blouse rouge brique de la marque Saaj. Je ne connaissais pas cette marque, je ne suis pas forcément une accro du Sezane-like, Balzac-like tellement en vogue mais là mon cœur a fait boom et ma tête a fait tilt !

Et là vous les voyez les deux personnages au-dessus de moi ? L’ange et le démon ? Celui qui dit : « Ce n’est pas pour toi Perrine, des épaules à volants ? Avec une poitrine hum… généreuse ? Passe ton chemin »… Et celui qui dit : « Le tissu c’est une double gaze, pas cher. Le patron ? Regarde la nouveauté Joli Lab, la blouse Olivia, heureuse coïncidence non ? »… Lequel a dit quoi… Je vous laisse deviner… Toujours que je l’ai ma blouse de petite fille Saaj !

Hello Olivia !

Olivia c’est donc un patron Joli Lab, une blouse simple en apparence mais agrémentées de volants aux épaules très tendance. Plusieurs designs de volants sont proposés dans le patron. Le patron Olivia a été lancé avec l’abonnement box de la marque mais il est aussi en vente seul sur leur site.

Cette première version :

  • Ma taille habituelle, parfaite, avec Joli Lab j’étais en confiance. J’ai déjà cousu leur blouse Cherry Blossom également très bien coupée.
  • Une double gaze brique achetée chez Bennytex. J’espérais la couleur plus foncée et un peu plus profonde mais finalement je trouve qu’elle rend bien, elle est assez lumineuse.
  • Sur les deux finitions de manche proposées, j’ai choisi les manches volantées.

Astuce : Pour de jolies fronces obtenues avec un élastique je prends cet élastique transparent : Framilastic. Hyper extensible, très souple et résistant il s’étire parfaitement et permet un rendu impeccable obtenu avec facilité. Remarque non sponsorisée, c’est juste mon avis personnel.

Côté technique :

  • Livret hyper clair au design soigné.
  • De nombreux repères à bien reporter sur les pièces en tissu pour un tombé des empiècements au cordo.
  • Un montage simple qui rend cette blouse accessible (classée difficulté 2/5 par la marque).

Côté style :

  • Pour être honnête j’ai été très emballée puis j’ai douté… peur de ressembler à Goldorak, de ne pas me sentir à l’aise et en fait non pas du tout… La ligne du modèle est très équilibrée.
  • Suivant le rendu plus ou moins prononcé des volants que vous désirez, visez un viscose pour la discrétion et la légèreté, une double gaze pour un effet plus vaporeux.
  • Je la porte principalement avec un jean, j’aime beaucoup l’association de couleur avec mon jean noir justement… Rouge, noir… Un petit côté Stendhal ou Jeanne Mas, la coiffure en moins…

Et maintenant ? Il m’en faut une noire, il m’en faut une noire« Perrine, t’en a déjà plein des robes noires, des tops noirs »… « Mais le noir ça va avec tout, ça te va bien, et avec une broche qui brille ou ta collec de boucles d’oreille c’est canon! »… pendant que je vais chercher ma carte bleue… Je vous laisse deviner qui a dit quoi…

Jolis détails

La pépite

En règle générale je suis plutôt patrons indépendants que magazines couture. J’ai bien sûr quelques Burda, Ottobre et autres maison Victor dans ma patronthèque mais parce qu’ils sont plus jolis, plus faciles à reporter, ce sont les pochettes et les PDF qui ont ma préférence.

In the mood for Fibre Mood

Avec Fibre Mood les choses sont un peu différentes… mais peut-être parce que ce magazine est lui même différent. Plus qu’un mag couture, Fibre Mood est attaché à créer et entretenir une communauté couture cosmopolite, par des partages (les fameuses Link party), par des promos hyper avantageuses sur leurs patrons PDF et par une grande ouverture d’esprit.

En effet, quelques semaines avant le lancement d’un nouveau numéro, Fibre Mood offre à quelques couturières la possibilité de coudre un (et un seul) modèle à sortir. N’étant pas dans les coulisses je ne sais pas concrètement comment ça se passe mais ce que je constate c’est que l’opportunité est offerte à des filles très différentes, indépendamment du nombre de followers… Je trouve l’idée super (et personnellement recevoir un patron ne m’empêche pas d’acheter le magazine).

Tout ça pour dire que cette fois-ci (ce n’est pas systématique) j’ai choisi un modèle du numéro 12, un coup de cœur immédiat. Je me suis sentie comme un chercheur d’or qui passe et repasse le sable dans son tamis et tombe sur la pépite tant espérée. Ma pépite s’appelle Feliz.

Pépite de la joie

Elle a tout de que j’aime cette robe :

  • Un corsage d’inspiration chemise : pied de col, boutonnage, des poches plaquées et des manches longues avec patte pour maintenir le revers.
  • Des poches ! De grandes poches !
  • Une jupe simple froncée dont la longueur est facile à ajuster.

Ma réalisation :

  • J’ai choisi une taille 40, le corsage est assez ajusté, fiez-vous en priorité à votre tour de poitrine.
  • Pour cette première version hivernale j’ai raccourci la basque pour en faire une robe courte. Nul doute que je ferai une version midi par la suite (les versions de Pauline et Barbara sont tellement belles).
  • Le tissu est une viscose fine dénichée par mon amie Manue. J’ai doublée la jupe car seule elle était un peu transparente.
  • Les boutons viennent de chez Un chat sur un fil.

Côté technique ?

  • La pose des poches plaquées est toujours une étape pour laquelle il faut accepter de prendre son temps. Un léger amidonnage et un bâti à la main avant de piquer sont pour moi les clés pour un positionnement et une surpiqure impeccable.
  • Le col en 3 morceaux m’a un peu destabilisée au départ. Ici aussi, un soupçon d’amidon et un bon bâti facilitent le travail.

Astuces : Pour de jolies surpiqûres on peut légèrement allonger le point, et pour un pied de col impeccable, on commence par le milieu vers les extrémités (vidéo sur mon compte Instagram en story permanente).

What else ?

Les petits plus Fibre Mood :

  • Des patrons PDF disponible dans une très large variété de tailles, à imprimer avec calques (vous pouvez sélectionner uniquement votre taille), avec ou sans marge de couture.
  • Des repères droite/gauche sur les schémas des explications. C’est un détail mais au moins on ne se prend pas la tête pour savoir si c’est droite vêtement porté ou vêtement face à soi.
  • Un stylisme travaillé et original qui aide à projeter le modèle sur différentes morphologies avec différentes matières (sur le site on retrouve aussi de supers conseils style, morpho etc.).

La robe Feliz porte vraiment bien son nom, elle me comble de joie ! Cette version hivernale noire et dorée s’accorde très bien avec une veste en jean pour tous les jours mais sera aussi parfaite pour les fêtes de fin d’année.

J’ai bien envie d’en refaire avec la longueur d’origine, unie probablement ou avec un motif assez dense pour mettre la coupe en valeur. A porter avec des baskets… Oui complètement… Allez je m’y mets !

Joli détail

L’ami Ricoré

Il vient toujours au bon moment, avec ses pains et ses croissants… Alors oui c’est l’ami Ricoré mais c’est aussi le ebook « Mes essentiels » by Aime comme Marie.

Essentiels essentiels

Un automne un peu morose, une actualité qui laisse plus de place à l’inquiétude qu’aux balades en forêt, et une furieuse envie de retrouver du positif et la confiance en demain. Il est tombé à pic cet ensemble de 4 pièces cocooning.

Coup de cœur dès la vidéo de présentation postée par la marque avec une ambiance hors du temps, une sensation de parenthèse enchantée empreinte de bonne humeur et de luminosité.

Aime comme Mes essentiel est donc un ebook, un ensemble de 4 patrons à décliner en maille ou en chaîne et trame, avec différentes longueurs, manches, bas… pour des possibilités multiples et des choix qui nous ressemblent. Les modèles sont simples, épurés, accessibles et surtout versatiles ! Suivant le tissu choisi, la taille pour jouer sur le côté loose ou ajusté, les modèles se porteront de jour comme de nuit, pour un dimanche jeux et chocolat chaud comme pour un apéro entre amis ou une journée de boulot chargée où on a envie d’être juste « bien dans ses fringues » sans avoir l’air négligée.

Quand j’ai découvert les dessins techniques j’ai tout de suite eu plein d’idées et d’envies d’associations. Et vous le savez j’aime quand un patron peut être rentabilisé ! Je vous montre ici ma première réalisation composée du « teesh » et du « bas » tous deux réalisés en maille achetée chez Diffus’laine Tissus Saint-Nazaire.

Le teesh

Pour cette première version :

  • J’ai coupé une taille L avec 0,75cm de marge de couture (car j’ai monté le teesh à la surjeteuse essentiellement).
  • J’ai allongé le corsage de 4 cm.
  • J’ai choisi l’option manches courtes avec finition bracelets de manches.

J’adore le rendu loose de ce t-shirt à la fois rapide et simple à réaliser. Pour un rendu plus ajusté, on peut descendre d’une taille sans crainte, question de goût. Je le porterai principalement avec le short assorti en pyjama mais je trouve qu’il rend super aussi avec un jean (et chance, il me reste assez de tissu pour en refaire un manches longues). Pour une version « de jour » je rallongerai encore le haut de quelques cm pour être plus à l’aise mais en version nuit il est parfait comme ça.

Le bas

Pour le bas voici mes choix :

  • Une taille L (avec 0,75cm de marge également), bien confortable. Idem la taille M aurait suffit je pense mais j’aime avoir de la place.
  • La version short terminée par un ourlet simple.

Ce short tout simple est cosy et confortable à souhaite et surtout, détail cocooning qui a son importance : il a des poches (pour y glisser un petit mouchoir par exemple). Le montage est super simple et astucieux, un vrai plus.

Verdict sur ces premiers essentiels ?

Pour moi carton plein, c’est pile ce que je m’étais imaginée, pas de déception. Un ensemble homewear vite cousu, vite porté, joli et confortable. Du réconfort en barre !

Je profite aussi de cet article pour remercier l’équipe Aime comme Marie qui répond systématiquement aux commentaires et stories Instagram. Pas besoin d’écrire un roman, mais un petit clin d’œil ou un petit mot ça fait plaisir.

Personnellement je trouve que les très rares marques qui ne le font pas manquent de savoir vivre (et j’en ai d’ailleurs rayé une récemment de mon carnet d’adresse, la communication c’est à mon sens important, surtout quand on est cliente). Je sais bien que c’est chronophage, pas toujours évident surtout quand on a énormément d’abonnés alors quand les marques font cet effort j’apprécie, je le dis et je n’en suis que plus fidèle…

Prochain essentiel, mon second coup de cœur, la blouse boutonnée, probablement version robe pour moi et version chemise de nuit en double gaze bien moelleuse pour offrir…

Joli détail

Avec tout ça mon bol de Ricoré a du bien refroidir et les garçons ont probablement fait une razzia sur les petits pains… En vrai j’écris mes articles le soir et je bois du thé mais on appréciera le sens de la mise en scène non ?

Sweets & Sweats #3

Résumé des épisodes précédents : Après avoir trahi Brian, Sandy se réfugie chez Savannah où elle découvre que John n’est pas son père mais son frère et que Brandon… ah non oups pardon… Je reprends : Stragier m’a offert deux coupons de tissu sweat. J’ai cousu un sweat pour mon fils Tom et un sweat pour moi. Je vous montre ici comment il apporte la sobriété nécessaire à la mise en valeur d’un modèle plus fantaisie et d’un joli tissu. Mais quand même, Sandy, elle aurait jamais dû trahir Brian… Je dis ça…

Si je suis une aficionados du basique, en bonne passionnée je craque aussi régulièrement sur un des projets un peu plus foufous (à mon échelle s’entend). Il y avait donc un moment que j’avais envie de coudre la jupe Peach de la marque Joli Lab, acquise après avoir vu la ravissante et intemporelle de mon amie Manue.

Pour le tissu, vous l’avez reconnu, c’est une viscose Lise Tailor. J’étais un peu passée à côté des premières collections, freinée par les motifs qui ne me correspondaient pas ou par le prix, reconnaissons-le, c’est pour tout le monde le nerf de la guerre.

Et puis la la marque a évolué, les collections aussi. De faux-unis, des motifs floraux déclinés dans des coloris automnaux, une créatrice sincère que l’on a envie de soutenir, j’ai franchi le pas et commandé un coupon de viscose Grace.

Le coupon motif Alcée que vous voyez ici est une surprise glissée par Lise dans ma commande. Inutile de vous dire que j’ai été plus touchée par sa gentillesse et son ouverture d’esprit car nos univers sont de prime abord assez éloignés. Mais la passion et les jolies couleurs, ça rassemble !

Pour Peach j’ai donc coupé mon précieux coupon d’Alcée noisette. J’ai choisi une version avec un seul volant en biais.

Le patron est proposé en 2 tailles, j’ai choisi la plus grande, l’élastique permettant d’ajuster la ceinture en fonction de ses mensurations. La jupe peut être entièrement doublée, ce qui est confortable l’hiver pour éviter que le tissu ne colle aux collants.

On sent l’expérience de la couturière dans la conception de ce tissu, fluide juste ce qu’il faut. Pour le mini ourlet j’ai utilisé mon pied ourleur, en préparant bien mes remplis au fer pour un résultats impeccable.

La viscose est teinte, j’ai donc opté pour des aiguilles microtex qui préservent le tissu et évitent les fils tirés. Après 2 lavages, la teinte est toujours aussi jolie, je suis ravie.

Cette petite jupe est parfaite avec mon icône noir, un peu de couleur sans me bousculer de trop, un joli tissu dans des teintes que j’affectionne, une jupette girly (je m’en prévois d’ailleurs une version noire unie). What else ?

JOLI DÉTAIL

Sweets and Sweats #2

Résumé de l’épisode précédent : J’ai la couture égoïste mais Stragier m’ayant offert 2 coupons de tissus sweat j’ai cédé à l’appel de la couture pour mon fils Tom. Je lui ai cousu le modèle Romy de la marque Super Bison et pour moi…

Et bien pour moi je suis partie sur une valeur sûre en me décidant pour un patron Atelier Scammit. Répondant au nom d’icône, c’est un sweat manches raglans, déclinable avec ou sans capuche mais aussi en « gilet façon Teddy ».

La coupe est ajustée mais pas moulante ce qui permet de porter le sweat sous une veste ou avec une petite jupe. J’ai ici choisi une version simple car je n’avais pas assez de tissu pour ajouter une capuche, mais finalement tant mieux, cela permet de le porter de façon plus quotidienne et moins week-end.

Je suis une convaincue de la marque, j’y suis allée les yeux fermés et je ne suis ni surprise ni déçue : coupe impeccable, tutoriel vidéo hyper confortable, tombé comme je l’imaginais.

J’ai pris du noir parce que j’aime bien (c’est une bonne raison non ?), que je suis sûre de le porter avec différents bas ou différents styles. Un basique indémodable, mais si vous lisez ce blog régulièrement vous ne serez pas surpris de ce parti pris.

La tenue que vous voyez ici est donc composée :

  • Du sweat Icône Atelier Scammit en tissu sweat assez fin Stragier
  • De la jupe Vega (présentée dans cet article) de la marque Slow Sunday Paris en velours grosses côtes acheté sur Little Fabrics. Le velours contient un peu d’élasthane pour le confort (mais du coup, si vous êtes entre 2 tailles avec ce tissu prenez peut-être la taille en dessous) et la couleur est lumineuse. Il n’y a jamais de décalage entre ce que je vois sur le site et ce que je reçois avec Little fabrics. Les photos sont très fidèles à la réalité.

La jupe Vega est fermée au dos par une fermeture invisible. J’en avais déjà posé mais on peut dire que depuis que j’ai cousu la combi Jolie Môme ma technique s’est grandement perfectionnée : Ce n’est plus une étape qui m’effraie et le rendu est nickel ! C’est aussi ce que j’apprécie avec la marque Atelier Scammit, elle permet de beaucoup progresser techniquement.

Petite astuce : Pour échapper aux boutonnières sur le velours (mon essai sur chute ayant été peu concluant) j’ai mis un bouton décoratif avec une pression à l’intérieur (pour avoir de vraies poches quand même). Il y a une petite vidéo sur mon compte Instagram (en story permanente) pour vous montrer comment j’ai fait (j’avais déjà utilisé cette technique sur ma veste Magnesium en moumoute).

Au final une tenue classique, confortable, avec des tissus de qualité. Les deux pièces sont à réinvestir avec des hauts ou bas différents (veste, jean, chemisier…), totalement dans l’esprit d’une garde-robe fonctionnelle et durable.

Ce petit sweat basique me permet aussi de me lâcher un peu plus sur « le tissu du bas » en apportant la sobriété nécessaire à la mise en valeur d’un froufrou et d’un joli motif… A suivre dans le prochain article.

Joli détail